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Присоединеніе Крыма къ Россіи.
Рескрипты, письма, реляціи и донесенія.
Автор: под ред. Н. Ф. Дубровина (1837—1904)

Источник: Присоединение Крыма к России. Рескрипты, письма, реляции и донесения. 1779—1782 гг. / под ред. Н. Дубровина. Том третий. — Санкт-Петербург: тип. Имп. Акад. наук, 1887. Качество: 75%


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Traduction de la lettre du grand vizir à S. E. le général-feldmaréchal Comte Roumanzoff-Zadunaisky.

Quelques doutes désagréables qui par une fatalité étoient survenus au système de la pais salutaire déjà conclue par l’aide du Tout-Puissant entre la Sublime Porte, à jamais permanente, et la cour de Russie, peu s’en falu que ces doutes n’eussent ébranlé les fondamens fermes de l’amitié réciproque. Mais grâce à Dieu, les étincelles qui alloient allumer le feu de dissensions destructif du repos et de la tranquilité du genre humain, étant parvenus à être éteintes par ses soins amicales, tant de notre part que de celle de votre excellence, les liens de l’amitié, au contraire, ont été resserrés et rafermis.

En conséquence par le canal de mr. l’envoyé Stachieff, résident auprès de la Sublime Porte, nous reçumes la lettre amicale de V. E. expédiée pour nous annoncer l’envoi des ratifications à échange de cette heureuse pacification, et nous en comprimes le contenu. Il est hors de tout doute que nous aurions été reprochés comme destitués des qualités de la prudence politique, qui doivent caractériser les savans administrateurs des états, si nous n’eussions pas prevenu les troubles qui alloient éclater par rapport a quelques obstacles qui, contre la simple raison, aussi bien que contre les loix divines, pourroient altérer la base de cette [296] amitié, au lieu qu’il étoit possible d’ajuster et règler les incidens survenus aux conventions respectives, fondées sur la base de la sincérité et de la bonne foi.

A cette heure je dois féliciter, moi même aussi bien que V. E., de ce que nous réussimes à procurer la tranquilité du genre humain, en écartant les malheurs terribles, V. E., dis-je, qui étant versée dans les affaires politiques, n’a point discontinué le fil de négociations dès le commencement jusqu’à l’heure qu’il est. On doit présumer par une évidence claire des faits que la S. Porte ne permettra point de sa part la moindre négligence au remplissement des articles stipulés, au contraire, elle observera saintement tous les points relatifs, aussi est-il constant par notre propre expérience qu’aussi longtems qu’à la tête des affaires se trouveront des personnes éclairées et prudentes, qui connoissent bien les avantages provenant de l’observation des conventions, et consomés dans les autres connoissances politiques, comme l’est V. E., l’amitié et la bonne intélligence entre les deux cours acquiera de jour en jour des acroissemens, au dépit des malintentionnés. Il nous reste seulement à souhaiter que l’Être Suprême nous preserve des malices des envieux.

Selon l’usage pratiqué dans cet empire, les ratifications des deux cours venant d’être échangées en mains propres par le ministre susmentionné de la cour de Russie, celle de la part de S. M. notre très-auguste et très-puissant monarque, vient d’être envoyé à la cour impériale de Russie. C’est donc pour féliciter V. E. à ce sujet, et en même tems pour demander des nouvelles de sa santé que nous lui adressons la présente, et pour sujet de souvenir nous l’accompagnons d’une bague de brillants, que nous nous flattons qu’elle acceptera amicalement; nous espérons que V. E., suivant son bon naturel et le zèle qu’elle a pour le bien-être de ces deux empires, ne négligera rien qui puisse rendre à jamais l’amitié entre les deux empires de plus en plus ferme et solide, en procurant toutes les occasions qui confirment les liens de la sincérité et écartent toute dissension et mal-entendu, etc.

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