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Лит. Г. L'instruction pour le premier dragoman Nicolas Pisani, le 21 de juin 1779.
1) Mr. l’ambassadeur de France m’a fait part que malgré toutes ses représentations judicieuses dans l’entretien qu’il eût avant-hier avec le reis-effendi, il n’a pu engager ce ministre à promettre des termes plus raisonables pour acquitter la somme de 9420 bourses, dont la Sublime Porte est encore redevable à notre auguste cour que les suivants et nommément:
Que dans le courant de l’année présente 1779 la Sublime Porte me remettra 1420 bourses, et les cinq années suivantes à raison de 1500 bourses par an, et puis les dernières 500 bourses dans le courant des premiers quatre mois de l’année 1785.
Ce terme surpassant de trois aimées les instructions que j’ai de notre auguste cour, je ne puis y consentir que subsperati et à condition, que la Sublime Porte me donne avant l’échange des ratifications une assurance formelle et signée par S. E. Mr. le grand vizir, que ce payement se faira sans aucun délai et interruption sous quelque prétexte que ce soit de la manière suivante et nommément:
L’année présente 1420 bourses et pendant les cinq années suivantes l’on me remettra réguèlirement des quatre à quatre [288] mois 500 bourses, et les dernières 500 bourses dans le courant des premirs quatre mois de l’année 1785.
Je me flatte que la Sublime Porte ne se refusera pas à une demande aussi raisonable qu’indispensable pour ma justification envers mon auguste cour, et qui ne tend qu’ à écarter tous les malentendus et reserrer de plus en plus le nœud de l’amitié et de la bonne harmonie entre les deux empires.
2) Je consens que la Sublime Porte fixe pour les frontières du district d’Oczakow en tirant une ligne droite sur les trois points suivants, à savoir, de Bender sur la pointe de la rivière Beresane, et de là sur le confluent de la rivière d’Ingul avec le Bog.
3) Quant à mon audience chez S. E. le grand vizir pour faire l’échange des ratifications, que le reis-effendi propose pour lundi prochain, je le souhaiterois moi-même, mais il faut préalablement régler les deux points ci-dessus mentionnés et collationner les actes des ratifications, ainsi je croirois qu’il seroit mieux de fixer pour cette audience un autre jour de la semaine; néanmoins je ne me refuse pas d’y satisfaire, pourvu que tout ce qui doit précéder cette dernière sanction soit duement mis en règle.
4) Comme il me revient de tous côtés que les troupes Ottomanes, qui sont assemblées sur les frontières avoisinées aux états de l’empire de Russie, n’ont pas encore la permission de s’en retirer dans l’intérieur de l’empire Ottoman, je trouve de mon devoir de faire remarquer que cela ne peut qu’inquiéter ma cour, si en effet cela est ainsi.