Лит. Д. Записка, поданная отъ переводчика Пизанія о его разговорѣ съ рейсъ-эфендіемъ февраля 14-го дня 1778 года.
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Ayant dit par votre ordre au Reis-effendi, que vous aviez demandé la conférence dans l’intention d’expliquer à la Sublime Porte, qu’avec le dernier courrier il était venu de la Crimée par Kioro trois paquets cachetés à l’adresse des députés exilés ces jours passés par la Sublime Porte à l’Archipel, et que S. E. Mr. le feldmaréchal général comte de Roumianzow-Zadounayskoy vous prévenait que dans ces paquets se trouvait un mahzar, que la nation Tartare envoyait aux dits députés pour le présenter à la Sublime Porte: que selon la copie jointe à la lettre du feldmaréchal, ledit mahzar était conçu de la manière que la Sublime Porte avait désiré par conséquent propre de faciliter un arrangement amiable des affaires. Qu’ayant remis aux députés les paquets mentionnés quatre jours avant leur malheur, vous vouliez dans la conférence vous informer si les députés avaient présenté le mahzar et si la Sublime Porte vouloit entrer d’accommoder et finir les affaires en conséquence de la demande, que la nation Tartare faisait dans ce mahzar, d’autant plus qu’elle était conforme à ce que la Sublime Porte avait désiré.
Le Reis-effendi a répondu, qu’il n’en avait aucune notion et qu’il s’étonnait qu’ils n’avaient pas présenté un pareil mahzar, ni en ont fait pour le moins mention à la Sublime Porte, qu’il aurait eu plaisir de le voir, quoiqu’il ne serve plus à rien, vu que les affaires sont parvenues au degré, qu’il n’y a que Dieu seul qui puisse les décider et accommoder; que tenir des [245] conférences sans aucun fruit ne servait à autre chose qu’à faire murmurer leur peuple; que la Porte avait demandé dès le commencement qu’en conformité du traité et de l’indépendance tartare l’on devait premièrement faire sortir les troupes de la Crimée et laisser les Tartares en liberté élire pour leur khan qui ils voulussent, et c’est de ce temps que la Porte faisait difficulté de reconnaître Sahin-Ghirey, étant les troupes Russes en Crimée; mais qu’ayant depuis reçu entre les mains sa correspondance avec les Russes et en ayant relevé à quoi vise la Russie par l’installation de Sahin-Ghirey au khanat il n’était plus possible à la Porte de le reconnaître. Qu’outre tout cela, il était impossible à la Porte de lui donner le teschrifat, tandis qu’il se trouve parmi les troupes Russes, puisqu’on ne sait pas ce qu’il est, et le général Prorosowski, ayant dit dans sa réponse tant à Selim-Ghirey-khan, qu’aux capitaines des sept navires que la Porte avait envoyés en Crimée, que la Russie, loin d’être contre la Porte, veut conserver la paix et l’amitié avec elle, et que lui avec ses troupes, étaient un corps des troupes appartenant au Sahin-Ghirey, la Porte ne sait comment envisager Sahin-Ghirey, faisant entendre par là, ou que Sahin-Ghirey était devenu apostat, ou que le corps des troupes musulmans.....[1].
Cependant il me disait à la fin que je ne devais pas vous faire rapport de ce dernier discours, l’ayant dit en badinant.
Etant sorti de chez le Reis-effendi, le dragoman de la Porte me fit rappeller pour me dire que le Reis-effendi venait de lui communiquer le discours que je lui avais tenu, ainsi que sa réponse, dont il ne relevait rien, que par conséquent je ne devais pas me tenir à tout ce qu’il m’avait dit, puisque tout ce qu’il me disait avant d’avoir fait son rapport au grand seigneur ne signifie rien, mais qu’il fallait voir, quelle serait la réponse du grand seigneur, et quoique le Reis-effendi ne lui avait pas dit qu’il comptait de faire rapport au grand seigneur de ce que je venais de lui dire, il savait cependant qu’il ne pouvait s’en dispenser.
Примѣчанія
- ↑ Въ подлинникѣ фраза эта не окончена.