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Присоединеніе Крыма къ Россіи.
Рескрипты, письма, реляціи и донесенія.
Автор: под ред. Н. Ф. Дубровина (1837—1904)

Источник: Присоединение Крыма к России. Рескрипты, письма, реляции и донесения. 1779—1782 гг. / под ред. Н. Дубровина. Том третий. — Санкт-Петербург: тип. Имп. Акад. наук, 1887. Качество: 75%


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Лит. Г. Copie de la lettre de l'ambassadeur de France à l'envoyé de Stachieff.

Pera, le 6 septembre n. st. 1779.

J’ai envoyé, selon que nous en étions convenus, le Sieur Fonton, mon 1-er dragoman, à la Porte, avec l’instruction ci-jointe. Il n’a pas été dans le cas de faire usage de tout son contenu, le reis-effendi ayant déclaré explicitement du premier a bord qu’il n’y avoit eu que de la méprise dans ce qui s’étoit passe en Crimée. L’explication que ce ministre y donne est qu’il avoit été remis à Suleiman-aga en supplément de la lettre califale une lettre an khan portant l'énonciation des présents pour ne la remettre que dans le cas où ce prince manifesteroit que cette marque d’attention lui eut être agréable. Le reis-effendi suppose que Suleiman-aga par erreur a gardé la lettre califale et remis seulement l’autre. Quant à la teneur du cérémonial que Suleiman-aga a communiqué en Crimée et que vous avez produit, le reis-effendi affirme que cet aga n’a point reçu ce formulaire de la Porte, et ce ministre pense que Suleiman-aga croyant bien faire se le sera procuré de quelqu’un de ceux qui l’ont précédé dans la même commission, ce qui explique la conformité de cette pièce à l’ancien usage. Au reste la Porte montre le plus grand empressement de réparer ce malentendu en prenant les mesures convenues avec le Sr. Pisani à cet effet. [411]

Mon dragoman revenoit, lorsqu’on l'а rapellé de la part de reis-effendi. Ce ministre l'а chargé d’ordre exprès du visir, de savoir de moi s’il n’y avoit point à craindre que le khan Schahin-Ghiray n’eut fait naître cet anicroche en suprimant la mention de la vraie lettre califale qui peut-être lui avoit été remis. Que la Porte ésperoit qu’en ce cas la cour de Pétersbourg n’entreroit pas dans ses vues et qu’elle maintiendroit ses engagemens dès que la Porte aurait accompli ponctuellement les siens. A quoi elle procédoit immédiatement; l’effendi a ajouté que le grand vizir ayant à rendre compte de cet objet au grand seigneur, désiroit pouvoir se fonder sur un office de ma part pour assurer sa hautesse que la convention existe dans toute sa force et que les dispositions de la cour de Russie à cet égard n’ont point changé.

Je m’empresse, Mr., de vous communiquer cette demande que m’a fait la Porte, et je vous prie de vouloir bien m’y donner immédiatement réponse. Il ne la sollicite avec cette presse que parce que je suis entièrement convaincu et des intentions pacifiques, de votre cour et de sa bonne foi, dont le cours de cette négociation a fourni constamment les preuves les plus manifestes. One peut trop se hâter, ce me semble, de satisfaire à l’empressement de la Porte pour rectifier cette méprise afin de consommer l’entier accomplissement de la convention et l’oeuvre de la réconciliation sincère des deux empires.

J’ai l’honneur d’être, etc.

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