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Лит. А. Меморіалъ посланника Стахіева, поданный Портѣ Оттоманской іюня 3-го дня 1779 года.
Comme le soussigné envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de Sa Majesté Impériale de toutes les Russies attend à tous moments les ratifications de sa cour sur la convention qu’il a signé et échangé le 10 de mars dernier, il prie amiablement le ministère ottoman de vouloir bien avant leur arrivée completter les deux stipulations suivantes et nommément:
1) De lui remettre une liste autentique des villages et toutes autres habitations, qui se trouvent actuellement sur le terrain situé entre les rivières Dniester et Bog depuis la frontière de [276] Pologne jusqu’à la mer Noire, conjointement avec la force et qualité de leurs habitans, et pour prévenir tout désordre et écarter la source des explications désagréables entre les puissances respectives, la Sublime Porte est priée de vouloir bien accompagner cette liste d’une assurance iterative qu’on ne permettra pas se refugier sur ce terrain aux gens sans aveu, et surtout aux déserteurs russes, polonois, et tartares, àfin que la tranquillité du voisinage ne puisse être troublée par des pareils brigands. Le soussigné se flatte que la Sublime Porte ne se refusera pas de lui communiquer la copie des ordres circulaires qu’elle donnera en conséquence aux gouverneurs et commandants de ce terrain, et
2) Son Excellence le haut et puissant seigneur le feld-maréchal général des armées de Sa Majesté Impériale de toutes les Russies Mr. le comte Roumanzow-Zadounaiskoy, ayant requis amiablement le pacha d’Oczakow, notre ami, de publier l’amnistie, que Sa Majesté la très auguste et très puissante Impératrice de toutes les Russies par sa magnanimité et grace particulière accorde aux cosaques de Zaporog, qui se sont retirés dans les états ottomans, le soussigné prie aimablement la Sublime Porte d’enjoindre de sa part au dit pacha non seulement de publier au plutôt aux cosaques mentionnés cette amnistie, mais aussi de ne mettre le moindre obstacle à leur retour en Russie, et de renvoyer sans aucun délai, conformement à la convention, en deçà du Danube ceux d’entre eux qui ne voudront pas profiter d’une telle liberté. Le soussigné se flatte, que la Sublime Porte voudra bien lui communiquer aussi une copie de ces ordres, àfin qu’il puisse d’autant plus efficacement dans l’un et l’autre cas tranquiliser sa cour sur l’accomplissement des engagements stipulés dans la convention ci-dessus mentionnée.
Péra de Constantinople, le 3 de juin 1779.