Лит. Ж. Записка, поданная переводчикомъ Низаніемъ о его разговорѣ съ министерствомъ Оттоманскимъ по приказанію посланника Стахіева января 31-го дня 1778 года.
Ajourd’hui, le 31 de Janvier, je me suis rendu par votre ordre chez le Reis-effendi pour lui dire, qu’étant intentionné d’envoyer demain un courrier à notre auguste cour, vous faisiez demander, si la Sublime Porte acceptait la proposition, qu’on venait de lui faire dans l’ultimatum de notre auguste cour, ou si elle persistait dans son refus de l’accepter, pour pouvoir en informer la cour, afin qu’elle puisse en conséquence régler ses mesures. J’ajoutai de plus, que ni vous ni notre cour ne changeriez jamais la moindre syllabe à la teneur du dit mémoire, ni par conséquent aux propositions y contenues.
A ce discours le Reis-Effendi me repondit en ces termes: que nous aurions du moins dû l’avertir deux jours avant le départ du courrier pour lui laisser le temps de s’aboucher avec les autres ministres de la Porte. Que quant à la proposition d’accepter et de reconnaître Sahin-Ghirey, c’était exiger l’impossible et autant [169] que d’ordonner à un homme de verser tout l’océan dans une tasse et de le boire. Que je devais cependant aller répéter la même chose à Beilikchi-Effendi, et attendre Abdul-Rezzak-Effendi, qui viendrait peut-être à la Porte.
J’allai donc trouver le Beilikchi, et après lui avoir expliqué le sujet de mon message, il me dit aussi d’attendre. En effet quelques heures après Abdul-Rezzak-effendi entra dans le Cabinet du Reis-effendi. Ils se mirent à conférer entre eux pendant quelque temps, et après avoir envoyé à deux ou trois différentes reprises le Beilikchi chez le Kehiaiabei, ils m’appellèrent. Le Reis-effendi me fit répéter le même discours, que je lui avais tenu auparavant, en présence d’Abdulrezzak-Effendi, qui après, m’avoir écouté, me donna la réponse suivante.
Que la Sublime Porte persistait dans la résolution qu’elle avait déclarée dans la dernière conférence, que l’ultimatum de notre cour n’avait pas été accepté par ce qu’ils le trouvaient contraire au traité, qu’ils ne s’étaient pas réservé dans la dernière conférence de donner une autre réponse, que ne pouvant pas même se persuader, que vous n’en eussiez informé votre cour par le dernier courrier, ils ne voyaient pas la raison, pourquoi vous faisiez demander de nouveau la réponse de la Porte, qui avait déjà expliqué ses dernières intentions dans la susdite conférence. Que c’était au contraire à eux à s’attendre ou à être attaqués par la Russie, ou à recevoir une autre réponse tendant à l’accommodement des affaires, vu que la précédente, qu’on venait de leur communiquer dans notre dernier ultimatum, étant conçue contre la teneur du traité, n’avait pu être acceptée, et que par conséquent ils s’étaient trouvés dans la nécessité de prendre provisionnellement leurs mesures et de se préparer à tout évènement.