Лит. А. Traduction.
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Relation de ce que Mr. l’envoyé m’a ordonné de dire a S. E. le Reis-effendi et la réponse de celui-ci.
Sur le bruit rapporté à Mr. l’envoyé hier au soir et confirmé ce matin, que les députés de la Crimée légalement envoyés ici par la nation Tartare avaient été exilés, il m’a chargé de demander à S. E. le Reis-effendi, si cette nouvelle était vraye; le Reis-effendi m’a répondu là-dessus, qu’elle était très-vraye, et qu’on avait fait ce pas pour la tranquillité des deux empires, vu qu’au [236] temps qu’on tachait d’appaiser et de calmer les troubles, ces députés ne faisaient que les augmenter par leurs lettres dans lesquelles ils sollicitaient et persuadaient leurs adhérents de résister, et que tout ira selon leurs souhaits, y faisant aussi mention, que Mr. l’envoyé de Russie les encourageait et appuyait, disant qu’ils devaient rester fermes et que tout irait à leur gré.
Qu’on avait ces notions de leurs propres lettres, qu’on avait interceptés et que le Reis-effendi tenait entre ses mains, et qu’en cas de besoin on ne feroit aucune difficulté de les produire, ne doutant pas, que les cours étrangères après la lecture de ces lettres, n’approuvent le procédé de la Porte que la mention qu’on y faisait du ministre de Russie était une chose incompatible, puisqu’au dit ministre, ainsi qu’au ministère de la Porte, il convenait de régler et d’appaiser des pareilles désordres et non de les augmenter. Il finis par me dire, que Sa Majesté le grand seigneur, ayant été instruit de cette affaire, avait jugé à propos de les exiler dans une des isles de l’Archipel où on leur fournira toutes les choses nécessaires, en leur donnant leur Taïn, ou provisions. Sur la demande que je lui faisais amiablement, dans laquelle des isles ils avaient été relégués, il me répondit que c’était ou à Rhodos ou à Stanchio. En me congédiant de lui, il me chargea de faire ses compliments à Mr. l’envoyé.